Isabelle Lamrani a fait disparaître la
couleur de ses tableaux. Finis les rouges,
les verts, les jaunes. Disparition
brutale pour ceux qui ont aimé. Les
couleurs jaillissantes, éclatées sur la
toile en quasi monochromes, prenaient-
elles trop de place ?
Comme pour parfaire le crime, le blanc
a tout recouvert, avec ténacité, ne se
laissant mêler qu’à certains marrons
sombres, traces émergentes d’une
matière sans cesse retravaillée. De ce
blanc étonnant se construit un nouveau
paysage, fait de la chaleur et de la
fulgurance des débuts. J’aime le noir
qui s’y inscrit maintenant, comme un
rêve fragile et ancré à la fois.
Catherine Plasse
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